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Saint-Michel-de-Bellechasse ​​​1842 habitants

Située le long du fleuve Saint-Laurent, Saint-Michel-de-Bellechasse est l’un des plus beaux villages du Québec, qui s’illustre par la richesse de son passé maritime, la beauté de ses demeures patrimoniales, ses magnifiques percées visuelles et ses accès publics au fleuve. Le secteur de la marina et sa jetée, qui s’avance majestueusement dans le Saint-Laurent, offrent aux promeneurs une vue exceptionnelle et unique sur l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, l’Ile d’Orléans et la ville de Québec. Magnifique en toutes saisons, le « Village blanc » permet aux visiteurs d’admirer l’architecture de ses maisons qui font la fierté de leurs propriétaires et qui représentent un vibrant héritage du passé seigneurial de Saint-Michel.

Fleur emblématique : Gentiane de Victorin​

victorin

Devenue fleur emblématique à la suite d’une décision du Conseil, la gentiane de Victorin est désormais associée à la Municipalité de Saint-Michel-de-Bellechasse.

Plante indigène d’une rare beauté, plante singulière parfaitement adaptée au rivage de l’estuaire fluvial qui forme son habitat et le nôtre, elle semble tout indiquée pour témoigner du fait que les Michelois ont bâti leur village à hauteur d’eau. Déjà présente en 1678 au débarquement des premiers défricheurs, Gentiane de Victorin devient en 2007 la plante-témoin de notre appartenance historique au fleuve. Classée « espèce menacée » parce que vulnérable à l’action humaine, elle a dorénavant besoin de notre protection. Gentiane de Victorin symbolisera du même coup l’effort nécessaire à faire pour la sauvegarde de notre patrimoine écologique. Texte de Paul St-Arnaud

Saint-Michel-de-Bellechasse

Historique

L'histoire de Saint-Michel commence en 1672 par la concession d'une seigneurie à Olivier Morel de La Durantaye, noble de Bretagne, arrivé en Nouvelle-France avec le régiment Carignan-Salières.  Haut gradé de l'armée française, il fera plusieurs incursions en territoire iroquoien pour établir la paix.  Il sera commandant du fort Michilimikinak dans la région des Grands Lacs. Il sera aussi homme d'affaires, fera le commerce des fourrures, du poisson et du bois de mâture, sera membre du Conseil souverain et bien sûr seigneur de Saint-Michel.  C'est Jean Talon, intendant du roi français Louis XIV, qui lui concède la seigneurie.

En 1678, la seigneurie de La Durantaye forme une grande paroisse commune avec d'autres seigneuries échelonnées le long de la Côte-du-Sud entre Beaumont et Rivière-du-Loup. Cette paroisse est érigée canoniquement par Monseigneur De Laval, premier évêque de Québec.  Des prêtres missionnaires y assurent alors les services religieux. Le nombre de personnes occupant le territoire n'est pas suffisant pour que chaque seigneurie forme une paroisse.

En 1693, la population augmente et  le territoire de la seigneurie La Durantaye devient paroisse autonome par la création d’un registre : actes de baptêmes, de mariages, de sépultures. N’ayant cependant pas encore d’église ni de presbytère ce registre est déposé à Beaumont par le Père Récollet Guillaume Beaudoin, missionnaire.  D'abord appelée Saint-Laurent, la nouvelle paroisse prend le nom de Saint-Michel en 1698.  Dès lors, la seigneurie La Durantaye s'appellera Saint-Michel-de-la-Durantaye puis en 1744 Saint-Michel-de-la-Durantaye-de-Livaudière.  Agrandie trois fois en 1693, 1696, 1744, et 1752, elle couvre un territoire immense.  Au fil des ans, plusieurs parties s'en détacheront pour former d'autres paroisses et seigneuries.  C'est le cas de la partie sud de Beaumont seigneurie et paroisse (1713), de Saint-Philippe et Saint-Jacques paroisse (1713), de Saint-Vallier seigneurie (1720), de Saint-Charles paroisse (1749), de Saint-Gervais paroisse (1780), de Saint-Lazare paroisse (1832), de Saint-Raphaël paroisse (1854), de Saint-Damien paroisse (1882), de Saint-Nérée paroisse (1886), et de Saint-Gabriel-de-La Durantaye paroisse (1910). 
Saint-Michel ne perd pas son importance pour autant, car le territoire de sa seigneurie reste très grand. Il couvre le territoire actuel des municipalités Saint-Michel, Saint-Raphaël, Saint-Charles en partie, Saint-Gervais, Saint-Lazare, Saint-Nérée et Saint-Damien dans sa partie nord. De plus, en 1754, le gouverneur Duquesne et l'intendant Bigot autorisent la veuve du seigneur Péan et son fils Michel-Jean-Hugues à établir un bourg à Saint-Michel.  Les limites du bourg sont alors fixées.  Celui-ci ne prendra forme qu'au début du 19ième siècle, quarante ans après la Conquête.  C'est là, sous le régime seigneurial anglais, que les gens de métier (artisans) et les commerçants s'y installeront pour améliorer la qualité de vie des cultivateurs qu'on nommait censitaires à l'époque.  Quand l'armée anglaise envahira Saint-Michel en 1759 elle trouvera une église (1736) et un presbytère (1739) mais pas de bourg, c'est-à-dire pas d'agglomération dans la «cuvette», endroit désigné bourg en 1754.  C'est donc dire que sous le régime français les paroissiens de Saint-Michel et d'ailleurs  vivent sur leurs terres en bordure des rangs.  Ils ont des lieux de culte (chapelle, église et presbytère) mais pas de bourg.  Les seuls bourgs qui existent en Canada dans le secteur de la Vallée du Saint-Laurent, à l'arrivée des Anglais en 1756, sont Québec (7,200 habitants baptisés), Montréal (5,000 habitants baptisés) et Trois-Rivières (700 habitants baptisés).  Le reste de la population, soit 47,000 habitants baptisés, vit le long des rangs dans la Vallée du Saint-Laurent à l'intérieur de leurs seigneuries et paroisses respectives.
Beaucoup plus que la seigneurie, le village, le rang, le canton ou le comté, c’est la paroisse qui sera le principal pôle identitaire des Québécois, en Bellechasse comme ailleurs. Et quand les municipalités seront créées à l’abolition du système seigneurial, autour des années 1850, elles occuperont le territoire des paroisses. On parlera alors de municipalité de paroisse.

Olivier Morel de La Durantaye meurt en 1716.  La seigneurie passe aux mains des fils et filles d'Olivier Morel.  La partie située entre l'embouchure de la rivière Boyer et l'Anse de Bellechasse est vendue à Monseigneur de Saint-Vallier pour les Soeurs hospitalières de l'Hôpital général de Québec qui deviennent seigneuresses de la nouvelle seigneurie de Saint-Vallier en 1720. Elles vendront la seigneurie en 1767 à Tarrieu de Lanaudière,  fils de Madeleine de Verchères, dont les filles feront construire le manoir de Lanaudière encore présent aujourd'hui à la limite est de Saint-Vallier comme résidence secondaire de monsieur Amos, résident de Westmount.  Après avoir acheté l'autre partie de la seigneurie de Saint-Michel en 1736, Michel-Jacques-Hugues Péan de Livaudière la perd en 1741, faute de ne pas l'avoir habitée.  Son fils, Michel-Jean-Hugues Péan, l'achète de la Prévôté de Québec en 1742.  Suite à un jugement de Cour, Péan, père et fils, agrandissent la seigneurie d'une lieue (84 arpents) ou 3 milles (4.8 kilomètres): 1/2 lieue au nord, collée à la seigneurie de Vincennes et 1/2 lieue au sud en arrière du territoire qu'il possédait en 1736 avant que Lafontaine de Belcourt ne se fasse donner illégalement sa seigneurie.  La seigneurie s'appellera désormais Saint-Michel-de-la-Durantaye-de-Livaudière.  On l'appellera indifféremment La Durantaye, Saint-Michel ou Livaudière. En 1744, Péan fils fait construire un moulin à farine au pied de la chute à Mailloux dont on peut encore aujourd’hui observer les ruines au bas de la falaise qui sert d’assise au moulin de Beaumont. La chute à Mailloux était la frontière entre la seigneurie de Beaumont et la seigneurie de Saint-Michel qui, en 1752, s'agrandit à nouveau de trois lieues de profond au sud jusqu'à Saint-Damien, aux frontières de ce qui deviendra le canton de Buckland, entre la ligne seigneuriale de Saint-Vallier et la ligne seigneuriale de La Martinière. 
En 1763, par le traité de Paris, le roi Louis XV cède le Canada à l'Angleterre pour garder ses possessions antillaises et son droit de pêche sur les grands bancs de Terre-Neuve.
En 1765 la seigneurie est vendue à Joseph Brassard Deschenaux qui devient le quatrième seigneur de Saint-Michel.  Avant de porter le nom de Saint-Joseph, la rue du bord de l'eau, dans le village de Saint-Michel, s'appelait «des chenaux». Une carte datant de 1896 et qu’on peut consulter à la municipalité témoigne de ce fait.
En 1832, Léger Launière, fils de Josephte Deschenaux et de Michel Launière, hérite de la seigneurie.  Cinquième et dernier seigneur de Saint-Michel il se fera construire un manoir dans le village là où est située la maison de la famille Vézina, à côté de la croix de fer du 300ième.  Le manoir sera habité ensuite par Prudent Morin et vendu à Arthur Roy qui le démolira en 1921.  Il en utilisera le bois pour construire sa résidence, laquelle deviendra la propriété de la famille Vézina.  Léger Launière sera maire de Saint-Michel. À sa mort il sera inhumé sous son banc d'église.

Saint-Michel s'enrichit d'une population venue d'Acadie : d'abord, entre 1745 et 1747, des autochtones Mimacs du Cap Breton et Abénaquis ou Malécites de l'Île Saint-Jean (Île du Prince Édouard), puis, en 1756-1757, des Canadiens d’Acadie qui ont fui à travers bois la déportation des leurs au moment du «grand dérangement», la déportation de 1755.  Plusieurs s'installent sur le territoire actuel de Saint-Gervais (Saint-Michel, seigneurie et paroisse, à l'époque) et développent les rangs 1 et 2 appelés première et deuxième Cadie.  La maladie et la pauvreté seront en grande partie responsables de leur disparition graduelle.  Notons que la paroisse de Saint-Gervais, depuis sa création, est toute entière contenue dans la seigneurie de Saint-Michel depuis l'acte d'augmentation de 1696.

Entre 1845 et 1855, le système seigneurial, maintenu jusque-là après la conquête anglaise, est aboli progressivement.  C'est à ce moment que le bourg de Saint-Michel devient village par incorporation (1845).  En 1849 Saint-Michel est choisi pour être le chef-lieu du comté de Bellechasse, ce qui mène à la construction d'une cour de justice (1850) et à l'établissement de notables dans le village : juge, avocat, huissier, registraire qui s'ajoutent au médecin et notaire déjà présents.  C'est également au 19ième siècle que seront construits le collège (1853), le quai (1858), le lieu de pèlerinage Notre-Dame-de-Lourdes (1879) en remplacement de la chapelle Saint-Joachim située alors au coin sud-ouest de la Rue Principale et de l'Avenue de la Grève, et le couvent (1890)  qui remplacera à son tour celui de 1861 qui avait été déménagé là en 1865.  Comme pour le bourg qui devient village en 1845 la paroisse devient municipalité de paroisse en 1855 à la suite de l'abolition du système seigneurial.  Saint-Michel-de-la-Durantaye-de-Livaudière s'appellera dès lors Saint-Michel-de-Bellechasse.  Si La Durantaye faisait référence à la seigneurie, Bellechasse fait référence au comté d'abord créé sous le vocable Hertford en 1791 et rebaptisé Bellechasse en 1829 en souvenir de sa plus ancienne seigneurie, celle de Bellechasse (Berthier).  Le comté continuera de s'appeler Bellechasse mais il perdra Berthier-Bellechasse en 1854 au profit du comté de Montmagny.

Au 20ième siècle on ajoute aux institutions une deuxième chapelle Sainte-Anne (1905) en remplacement de la première située plus à l'ouest. On installe l'électricité en 1923. On ajoute une école primaire (1960), un hôpital (1966), une Caisse populaire au 76, rue Principale (1973) en remplacement de l'ancienne au 59, rue Principale (1937), un centre communautaire (1976), une jetée et marina (1991) en remplacement du quai, un golf (1991-1992), un théâtre d'été (1975), plusieurs commerces et de nombreux hôtels (transformés maintenant en résidences privées) pour recevoir pèlerins et visiteurs.

En 2003, Saint-Michel fête le 325ième anniversaire de cette grande paroisse commune érigée canoniquement en 1678.  On profite de l'occasion pour créer des panneaux d'interprétation à teneur historique et pour lancer un Festival de Chant choral, enraciné dans la tradition et ouvert à la modernité, qui devient dès lors le Festival de Saint-Michel-de-Bellechasse.

Géographie et localisation

Implantée entre Beaumont et Saint-Vallier sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, la municipalité de Saint-Michel en Bellechasse, située à la hauteur de Saint-Jean-de- l'Île d'Orléans, est bornée au sud par les municipalités de La Durantaye et de Saint-Charles.  En son centre, la rivière Boyer traverse le territoire d'ouest en est avant de se jeter dans le fleuve près de Saint-Vallier.

Économie

De vocation maritime et agricole axée aujourd’hui sur l'industrie laitière et la vente de fruits et légumes, l'économie locale a beaucoup profité du transport maritime, de la pêche, des commerçants, des villégiateurs et du tourisme religieux (pèlerins qui venaient annuellement au sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes). Elle se tourne de plus en plus vers le secteur récréotouristique et culturel.
Attraits touristiques

Le golf, le parc routier, la place de l’église, le lieu de pèlerinage Notre-Dame-de-Lourdes, la marina, le café-terrasse, l'accès au fleuve facilité par la jetée lumineuse, la plage, les battures d'oies sauvages et de plantes rares, les chalets et les terrains de camping, sont certes des attraits touristiques majeurs pour Saint-Michel.  Il faut ajouter à cela la très grande beauté de ses paysages et la piste verte pour les cyclistes. 
Saint-Michel est en voie de devenir un lieu d’activités culturelles important en Bellechasse avec son Théâtre d’été Beaumont Saint-Michel, son Musée d’art populaire «Le Voiturier», sa «Chapelle en Art» pour les artistes locaux qui y exposent leurs oeuvres, sa bibliothèque Benoît-Lacroix, son événement Contes et complaintes, son Circuit patrimonial et historique, ses ateliers d’artistes dont plusieurs participent au circuit des arts en Bellechasse appelé «la Route des créateurs» : la boutique «Ma grand'Noire» de l'artiste-peintre Nancy Chamberland.
La qualité exceptionnelle de son patrimoine bâti tant domestique que religieux a valu à Saint-Michel d'être reconnu par l'Association des plus beaux villages du Québec.  Le caractère urbain de ce village, par ses maisons souvent imposantes disposées très près les unes des autres et dont la valeur patrimoniale de plus d’une trentaine d’entre elles a été qualifiée d’exceptionnelle par l’urbaniste et géographe Clermont Bourget, donne aux visiteurs l’envie de s'y promener.

Les vieux fusils, huile 16 po x 20 po, 1998. Oeuvre de Françoise Pascals.  «À l'heure où le passé et le présent se confondent au coeur de la nuit bleue, ils veillent sur leur village dans l'espoir qu'un jour, une nuit, les âmes engourdies des villageois entendent la voix des vieux fusils, ceux qui refusent de se rendre.

Saint-Michel a donc sa légende : les vieux fusils.  Cette légende prend son origine dans un événement qui s'est passé dans l'église de Saint-Michel au moment où l'armée du Congrès américain envahit le Québec en 1775 afin d'en faire sa 14ième Colonie.  Pour éviter que les Canadiens de la Vallée du Saint-Laurent deviennent Américains, Sa Majesté britannique Georges III donne force de loi au Quebec Act en juin 1774.  L'Acte de Québec abolit le serment du Test qui obligeait les catholiques à nier l'infaillibilité du Pape, la virginité de Marie et la présence réelle du Christ dans l'hostie pour obtenir un poste dans la haute fonction publique.  Ce serment du Test est remplacé par le serment d'allégeance.  L'Acte de Québec redonne aux Canadiens le libre exercice de la religion catholique et à l'Église le droit de percevoir la dîme.  Les lois civiles françaises sont rétablies et le régime seigneurial maintenu.  Enfin, le territoire est agrandi pour inclure la région des Grands Lacs dont une partie deviendra plus tard le Haut-Canada (1791) avec l'idée stratégique géopolitique d'encercler les Québécois (habitants des seigneuries de la vallée du Saint-Laurent sur un territoire que les Anglais désignent Province of Quebec) pour mieux les contrer. Dans le même esprit et la même stratégie d'encerclement, les Anglais restés fidèles à la Couronne britannique après l'indépendance américaine (les loyalistes) occuperont les terres situées autour des seigneuries à l'intérieur de cantons.

Bien que stratégique cette loi est généreuse puisqu'elle consolide les bases de la nation québécoise.  Toutefois, certains paroissiens restés amers après la Conquête voient dans l'invasion américaine l'occasion de renverser le gouvernement britannique en Canada.  De Kamouraska à Beaumont, la Côte-du-Sud est alors le théâtre d'une guerre civile: pères contre fils, frères contre frères : 170 se joignent à la milice pro britannique, dirigée par le seigneur de l'Île aux Grues, contre 150 qui se joignent à la milice pro américaine. Cinq de ces 150 miliciens furent excommuniés par monseigneur Briand, septième évêque de Québec, pour avoir manifesté publiquement leur désaccord avec l'Église qui prônait la collaboration avec l'armée anglaise du gouverneur Carleton.  «C'est assez longtemps prêché pour les Anglais», crièrent-ils au prédicateur jésuite en pleine messe dominicale.  Chassés de la communauté, ils vécurent reclus dans le sud de la seigneurie.  À leur mort, ils furent enterrés dans un champ du quatrième rang de Saint-Michel (aujourd'hui La Durantaye) sur la propriété de monsieur Cadrin.  Leurs restes furent exhumés en 1880 et inhumés de nouveau dans le cimetière de Saint-Michel à l'endroit réservé aux enfants morts sans baptême.  Depuis, certains ont assuré avoir vu les corps sortir de leur tombe et errer dans la nuit.  Encore aujourd'hui, par les soirs de brume et de pleine lune, on peut voir les cinq excommuniés, ou plutôt leurs fantômes, se promener autour de l'église avec leurs vieux fusils français (mousquets) sur l'épaule.  Pareille légende devait fournir le sujet d'un long poème au poète Louis Fréchette.  Ce poème intitulé Les excommuniés fut publié en 1887 dans La légende d'un peuple.

Notons enfin que les Michelois ont déjà porté le surnom de feux-follets ainsi nommés par les habitants de l'Île d'Orléans qui, par les soirs de beau temps, voient sur la grève plusieurs feux allumés par les gens de Saint-Michel pour se chauffer le coeur.  Évidemment, pour les gens de Saint-Michel les feux-follets ce sont les habitants de l'île d’Orléans qui eux aussi allumaient des feux sur la grève.

Paul St-Arnaud, 
Membre du Conseil d’administration de la Société Historique de Bellechasse.

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Références : 
Une histoire du Québec racontée par Jacques Lacoursière. Lacoursière Jacques, Les Éditions du Septentrion, Québec, arrondissement Sillery, 2002.
Saint-Michel-de-La-Durantaye, notes et souvenirs, 1678-1929.  Père Marie-Antoine Roy. Imp. Charrier et Dugal Ltée, Québec, 1929.
En passant par la Côte de Bellechasse . . . j'ai rencontré trois beaux villages!  Brochure produite par la Municipalité régionale du comté de Bellechasse et réalisée par le Groupe de recherche en histoire du Québec Inc., recherche et rédaction : Bourget Clermont, Côté Robert, Québec 1993.
Contes et légendes de la Côte-du-Sud.  Fondation Héritage Côte-du-Sud, Les Éditions du Septentrion, Québec, 1994.  
Saint-Michel-de-Bellechasse- trois cents ans d'histoire 1678-1978.  Collaboration entre de nombreux citoyens de Saint-Michel et la Commission scolaire régionale Louis Fréchette, de Lévis, avec l'active participation de madame Jeannine Fougère-Richard, du Service de l'Éducation permanente.  Presses et Éditions Etchemins.  Lévis 1977.

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